Fiche pays Inde

Inde

Intitulé officiel du pays : République de l'Inde
Capitale : New Delhi
Superficie : 3 287 590 Km2
Population : 1 281 935 911 habitants
Langues : Hindî, anglais, ainsi que 22 autres langues
Monnaie nationale : Roupie indienne
Religions : Hindouisme à 79.8 %
Institutions politiques : République fédérale
Président de la République : Ram Nath Kovind


Histoire de l'Inde

L'histoire antique de l'Inde, telle que la rapportent les textes indiens, est pleine d'obscurité et de mythes.
Cependant, les différentes recherches des archéologues permettent de mettre en lumière certaines des périodes les plus anciennes. Dans tout le sous-continent, de nombreux sites ont été découverts, remontant au Paléolithique. L'une des découvertes les plus importantes est celle d'une grande civilisation agraire qui s'est développée au cours du IIIe millénaire avant J.-C. Cette civilisation, qui se concentrait surtout autour de Harappa au nord et Mohendjo Daro au sud, deux pôles urbains importants de cette époque, a laissé des traces dans la Vallée de l'Indus et jusque dans le Gudjarat. Elle est néanmoins bien moins connue que ses voisines qui se développaient en Mésopotamie et en Égypte au même moment. Les observations effectuées sur des sceaux découverts à Harappa révèlent une écriture qui, malgré sa complexité et les difficultés à la déchiffrer, s'apparente aux langues pratiquées aujourd'hui dans le sud de l'Inde et au Sri Lanka : les langues dravidiennes.


Aryas, Grecs et Mauryas

Cette civilisation, connue sous le nom de Harappéenne, se dissipe soudainement aux alentours des années 1800 avant J.-C. C'est seulement après le XVIe siècle avant J.-C. qu'une nouvelle population s'installe sur le territoire. Les langues indo-européennes qui étaient alors parlées par cette civilisation amènent à penser qu'elle était formée d'Iraniens, d'Arméniens, de Grecs, de Latins, de Celtes et de Germains. À travers les hymnes védiques, on apprend que ces nouveaux venus étaient connus sous le nom d'Aryas (Aryens) et qu'ils étaient établis, sous forme de petites communautés, dans le Pendjab. L'influence brahmanique déjà présente à cette époque n'a fait que s'agrandir, ce qui engendra des mouvements radicaux qui suscitèrent les schismes religieux du VIe siècle, le bouddhisme et le jaïnisme, dans le but de libérer l'Inde de cette influence brahmanique.

L'histoire de l'Inde commence à se dessiner lors du VIe siècle, quand Darius, roi des Perses, créa la vingtième satrapie à partir du pays situé autrefois entre l'Indus et le Paropamisus. En 327 av. J.-C., Alexandre descendit l'Indus jusqu'à son embouchure et soumit une partie du Pendjab, où régnait Porus. Ce voyage permis l’ouverture de l'Inde aux Occidentaux et ainsi, le début des relations commerciales entre ces deux pôles. Les relations s'effectuaient par la terre au moyen de caravanes, ou par la mer.

Le protégé d'Alexandre, l'Indien Chandragoupta, à l'annonce de sa mort, renversa la famille usurpatrice des Nandas (Pendjab) et fonda la dynastie maurya. Il étendit ensuite ses terres jusqu'à l'Indus, et signa un traité avec Séleucus Nicator, dont il épousa la fille. La majorité des renseignements sur la société de l'Inde au 3e siècle av. J.-C. est notamment due à Mégasthénès, un ambassadeur grec alors établi à la cour de Patalipoutra (Patna). Les relations commerciales entre l'Inde et l'Occident furent ralentis pendant un certain temps, qui correspond à la décadence des Séleucides. La cour impériale de Byzance s'est vue recevoir plusieurs ambassades indiennes ; au Vie siècle, le moine Cosmas Indicopleuste, à la suite d'une fructueuse expédition en Inde, rapporta le ver à soie en Occident.

La dynastie maurya, grâce à Asoka Piyadasi, petit-fils de Chandragoupta, se développa grandement mais, sous ses successeurs, des princes grecs se rendent indépendants en Bactriane ; Arsace émancipe les Parthes (L'Histoire de l'Iran) ; des royaumes indo-grecs se fondent sur l'Indus et sur l'Oxus d'après le modèle du royaume de Diodote, gouverneur indépendant de la Bactriane. Eucratidès, Démétrius, Agathoclès, Ménandre, frappent des monnaies, popularisent les arts, défendent la religion indigène et se font presque Indiens. Ce peuple indo-grec, isolé et battu en brèche par les Parthes, disparaît petit à petit vers 50 av. J.-C. devant les invasions perpétuelles venues de l'Asie centrale.


De l'ère saka au règne de Harcha

Les Sakas, qui étaient des Scythes iranisés, furent à leur tour chassés par des peuples congénères, les Kouchans, qui avaient pour but de rétablir l'empire des Démétrius et des Ménandre. Une nouvelle ère, appelée saka, vit le jour en 78 ap. J.-C., sous Kanichka. Parallèlement, les rois indo-parthes tentaient de s'approprier les débris de l'empire séleucide et maurya. Si l'on en croit la légende, l'un deux, Gondopharès, était un des convertis de Saint Thomas. C'est à cette période que la partie sud de l'Inde entre dans l'histoire, grâce aux accords commerciaux de plus en plus nombreux ; à cette époque, la propagande bouddhique faisait son entrée en Chine et en Indochine.

La prospérité régnait sur l'ère chrétienne, et les relations commerciales étaient à leur apogée. Le Pendjab, le Cachemire et l'Inde centrale furent par la suite ravagés par une invasion de Huns au VIe siècle ; puis les hordes disparurent, sans laisser aucune trace de leur passage. Au VIIe siècle, le prince Harcha Vardhana Siladatiya soumit l'Hindoustan et tenta de faire renaître l'empire d'Asoka ; en vain, puisqu'il fut repoussé par le chaloukya Poulikési II lors de son voyage vers le sud. Après le décès d'Harcha, l'Indoustan et l'Inde méridionale se morcelèrent en petites dynasties locales, et l'islam commençait à se répandre dans le pays.


L'islamisation.

Au lendemain de la mort du prophète Mohammed (VIIe siècle), des trafiquants musulmans firent leur apparition sur les côtes, et des cavaliers faisaient des incursions dans le Sindh. Se suivirent alors les bien connues conquêtes des Musulmans au début du VIIIe siècle, particulièrement celle de Kotaïbah, général du calife-Abdel-Malek, qui soumit les rives du Sind vers l'an 707. Le premier véritable conquérant musulman en Inde est Mahmoud de Ghazni, il y fit dix-sept expéditions. En 1024, il avait réussi à soumettre toute la partie septentrionale et occidentale jusqu'au Bengale. L'Inde se partagea alors en un nombre incalculable de radjahs, dont les plus puissants étaient ceux de Lahore, et ceux-ci restèrent encore quelque temps indépendants. Mahmoud poursuivit alors sa conquête jusqu'à Gwalior et Canoge, d'une part ; de l'autre jusqu'à Somnath dans le Kattiawar, et prit possession du Pendjab. Vint ensuite la dynastie des Gourides (1185-1289) qui domina sur l'Inde entière ; Mohammed s'attaque alors au roi de Delhi, qu'il défait et tue en 1193. Cette date marque le début de l'ère d'asservissement des Hindous.

Le successeur de Mohammed fut le gouverneur même de Delhi, Koutab-oud-Din, qui fonda la première dynastie musulmane de l'Inde (celle dite des Esclaves) ; elle compta des princes de valeur, et s'étendit jusqu'en 1290 ; jusqu'alors, elle repoussa des invasions mongoles et réprima des révoltes intérieures. La maison de Kilji (Afghans Chilligis) occupa ensuite le trône pendant trente ans. Ala-oud-Din (1295-1315) renforça son empire et s'empara du Gudjerat ; un de ses généraux poussa ses conquêtes jusque dans le Carnatique ; à l'extrémité même de l'Inde, il bâtit une mosquée en face du pont d'Adam. La maison de Toughlak (1320-1414) compta parmi ses membres des princes tels que Mohammed, dont la férocité ne fut surpassée que par celle de ses successeurs ; elle disparut par la suite avec l'invasion de Tamerlan (1398-1399).

La prise de Delhi donna lieu à une succession d'horreurs sans nom ; le terrible conquérant tartare traversa ensuite le Gange jusqu'à Hardwar, ordonna un autre grand massacre à Meerut, et après avoir contourné le pied de l'Himalaya, s'enfonça dans les défilés nord-ouest et passa dans l'Asie centrale (1399). L'invasion de Tamerlan laissa les territoires en ruines. L'empire de l'Inde fut ensuite soumis aux enfants de Tamerlan, mais seulement après la mort d'un usurpateur, Keser-Khan (1414-1421), et après l'extinction de la courte dynastie des Afghans Lodis (1448-1525). Sous ses dynasties s'achève l’œuvre de dissolution des provinces rassemblées sous l'autorité de la maison de Toughlak. Le Bengale était alors devenu indépendant en 1340 et le Gudjerat en 1391. Dans le Deccan, l'histoire du XIVe au XVIe siècle se déroule principalement autour de deux maisons royales : les rajahs de Vijayanagar et les sultans Bahmanis, dont les possessions correspondaient en partie au territoire des états du Nizam. La chute des princes Bahmanis n'empêcha pas pour autant la destruction du grand royaume hindou du Deccan, qui succomba sous la coalition des princes musulmans, à la bataille de Talikot en 1565.

Le Deccan se détachait de l'empire, et le gouverneur d'Aoudh secouait le joug. En 1739, se fut au tour des Iraniens d'envahir l'Inde ; Nadir-shah assiégeait Delhi et ne se retira qu'après avoir ordonné un pillage qui dura cinquante-huit jours. Il laissera l'empire du Grand Moghol écroulé. Les soubabs et nababs mongols, les radjahs et les tribus hindoues, surtout les Mahrattes et les Sikhs, se soulèvent et forment des États indépendants. Dix ans après, Ahmed-shah, à la tête des tribus afghanes, envahit et dévasta l'Inde six fois de suite. Les Mahrattes s'étaient vainement opposés à ces incursions ; ils avaient été battus à Panipat en 1761 et la dynastie fondée par Sivaji n'avait pas conservé longtemps l'autorité. Son petit-fils, Sahou, fut dépouillé de ses biens par le ministre brahmane, Balaji Visvanath qui, avec l'appui des Moghols, prit le titre de pechva ; un partage en cinq branches ne tarda pas à se faire des dépouilles de l'héritage de Sivaji : à Pounah (le Pechva), à Goualior (Sindhia), à Indore (Holkar), à Baroda (Gaïkowar). C'est chez les Mahrattes que les Anglais allaient bientôt devoir faire face à la résistance. L'anarchie qui avait suivi l'invasion afghane avait permis de restreindre le pouvoir du Grand Moghol, qui se retrouva emprisonné à Rangoon.


Les convoitises européennes

Si les musulmans avaient choisi la voie terrestre pour attaquer l'Inde, les chrétiens préférèrent entrer par la mer. En 1497, Vasco de Gama, envoyé par le roi du Portugal, avait doublé le cap de Bonne-Espérance, et était venu aborder sur les côtes occidentales de la presqu'île cisgangétique. Pendant près d'un siècle, de 1500 à 1600, tout le littoral ouest était occupé par la suprématie portugaise et les eaux, du golfe Persique à l'Indochine étaient également sous contrôle portugais. La relève fut prise par les Hollandais, qui apparurent à la fin du XVIe siècle, et éradiquèrent les Portugais de toutes leurs terres, sauf Goa. La Compagnie des Indes orientales exerça la prépondérance jusqu'à la fin du XVIIe siècle, faisant peser lourdement sa domination sur les habitants. La puissance de la Compagnie se vit affaiblie au début du XVIIIe siècle, lorsque l'Angleterre défia les Hollandais pendant les guerres de la Révolution, de 1793 à 1811. Java fut pourtant rendue en 1816, et Sumatra échangée contre Malacca en 1824.

Face à la prospérité commerciale de la Hollande, les Anglais et les Français avaient essayé de lutter contre cette concurrence, bien avant la révolution de 1688, et tentaient eux aussi de fonder des compagnies. C'est ainsi que la Compagnie des marchands trafiquants aux Indes orientales vit le jour en 1600 à Londres, ce qui amorça la voie à l'impérialisme anglais. En France, les relations commerciales avec l'Inde débutèrent avec des marchands rouennais en 1603, et une Compagnie des Indes orientales fut créée en 1664 par Colbert. Une fusion avec les compagnies des Indes occidentales du Sénégal et de la Chine fut déclarée en 1719, la Compagnie des Indes. Elle fut abolie en 1796 par un décret du Directoire. Des compagnies rivales, danoise (1612-1846), écossaise (1695), espagnole (1733), allemande (1722-1793) ou encore suédoise étaient également entrées en ligne ; mais seules l'Angleterre et la France luttèrent sérieusement pour la possession effective de l'Inde.

La guerre de la succession d'Autriche marque le début de la grande période de combat en Inde. La Bourdonnais et Dupleix soutinrent la guerre, mais la cour de Versailles les abandonna, et ils laissèrent alors le champ libre aux Anglais. Ils prennent alors la place que déserta Louis XV, sous la direction de la Compagnie des Indes et sous la conduite de Clive et Warren Hastings. Clive fonde en 1765 la dévannie du Bengale, dont il devient gouverneur, et organise alors les services de la Compagnie. Il se retira de l'Inde en 1767 et fut remplacé par Warren Hastings, qui devint gouverneur général du Bengale en 1774. De multiples gouverneurs lui succédèrent, et renforcèrent la suprématie anglais, grâce à des annexions et conquêtes. Le nabab d'Aoudh est devenu leur vassal, puis ils obtiennent par la suite Bénarès et d'autres villes importantes. En 1817, après avoir tenu tête aux Français, aux deux rois de Maïssour, aux Mahratttes et à tous les indigènes, ils sont rendus maîtres de presque tout l'Hindoustan qu'ils possèdent, soit comme provinces immédiates, soit comme fiefs placés sous leur protection.


Naissance d'un empire

Sous Lord Auckland (1836-1842) s'est produit l'effroyable massacre de 16 000 hommes de troupes anglaises dans les défilés de l'Afghanistan (défilé de Khaïber). Lord Ellenborough (1842-1844) se vengea alors en annexant le Sindh (1843). En 1857, on assiste à la révolte des Cipayes, engendrée par l'annexion du royaume d'Aoudh par le gouverneur général Dalhousie et par diverses causes d'un mécontentement trop longtemps contenu. Le signal fut donné à Meerout, au Bengale, par un régiment de cavalerie indigène (10 mai 1857), et les insurgés furent bientôt maîtres de Delhi et de Lucknow, qui devinrent leurs principales places d'armes.

Peu de temps après, Nana Sahib, le rajah de Bithour, prit part à cette formidable insurrection et dirigea l'horrible massacre de Cawnpour. Les Anglais eurent néanmoins le temps d'organiser leur défense grâce au loyalisme des Sikhs. Dès le 14 mai 1857, Delhi avait été pris, le vieil empereur et dernier des Moghols, Bahadur-shah, fut fait prisonnier et envoyé à Rangoon, où il mourut en 1862. Ses fils furent tués peu de temps après, de la main même de Hodson. Les représailles, comme on peut l'imaginer, furent terribles. Il fallut un an pour la répression complète de la révolte, dont les conséquences furent un changement dans l'administration et le transfert du gouvernement de la Compagnie à la couronne. L'Inde, où les Anglais avaient fini par asseoir confortablement leur domination, fut alors gouvernée par la reine d'Angleterre elle-même, Victoria, et par un secrétaire d'Etat assisté d'un conseil ; le gouverneur général reçut le titre de vice-roi. En 1877, sous la vice-royauté de lord Lytton, la reine Victoria fut proclamée solennellement impératrice des Indes. Lord Dufferin (1885-1890) annexa la Birmanie à l'empire, qui s'était déjà étoffé à sa périphérie du Béloutchistan (dans l'actuel Pakistan) (1876-1887), du Népal (1816), du Bhoutan (1865) et du Sikkim (1890).


Le XXe siècle

Le nationalisme indien, à distinguer des oppositions et révoltes locales, n'avait pas attendu la formation de l'empire pour exister, mais il se renforça à partir de la fondation du Congrès national indien en 1885, qui s'apparentait dans un premier temps à un interlocuteur institutionnel des Britanniques en Inde, puis à un mouvement indépendantiste. En 1916, le Pacte de Lucknow, première revendication exprimée de l'indépendance, réunira Hindouistes et Musulmans. Durant cette période, Tilak prône l'action violente, tandis que le mahâtmâ Mohandas Karamchand Gandhi, à la tête du Congrès national indien depuis 1920, prône la non-violence et la non-collaboration avec l'occupant. Les Hindouistes et Musulmans se séparèrent ensuite, puisque ces derniers, sous la bannière de la Ligue musulmane fondée en 1906, réclament la création d'un État musulman au Pakistan en 194, sous la conduite de Mohammed Ali Jinnah.

Finalement, l'Inde sera déclarée indépendante le 16 Février 1947, sous la conduite du vice-roi Lord Mountbatten. Deux États sont alors fondés, L'Union Indienne (Bharat), majoritairement hindouiste et le Pakistan, musulman, qui à l'époque comprend une partie occidentale, qui représente le Pakistan actuel et une partie orientale, qui est une portion du Bengale, et deviendra en 1971, après une guerre d'indépendance, le Bangladesh. Le Népal avait déjà acquis son indépendance en 1923 ; le Sikkim passe maintenant sous protectorat indien ; la Birmanie (Myanmar) et Ceylan (Sri Lanka) acquièrent eux aussi, à leur tour, leur indépendance en 1948.

Une démocratie parlementaire membre du Commowealth s'installe à New Delhi, dirigée par le premier ministre et compagnon de route de Gandhi, le pandit Jawâharlal Nehru. Depuis cette époque, le cadre dans lequel se développe l'histoire de l'Inde ne va pas vraiment changer pendant tout le XXe siècle, et même, par certains aspects, il reste inchangé jusqu'à nos jours : conflits frontaliers avec la Chine et surtout avec le Pakistan ; problème qui se cristallise autour du Cachemire, qui est encore aujourd'hui, comme depuis 1947, occupé sur 40 % de sa superficie par le Pakistan. Des problèmes de minorités sont également ressentis en Inde, et sont sources de violences sporadiques, tout comme le sous-développement endémique, coexistant avec des poches de prospérité et des capacités technologiques de plus en plus avancées.


Géographie de l'Inde

L'Inde occupe la majeure partie du sous-continent indien, situé entre la plaque tectonique de l'Inde et la partie nord-ouest de la plaque indo-australienne. Une partie du territoire nord est située dans le massif de l'Himalaya. Le reste de l’Inde septentrionale, centrale, et orientale est occupé par la zone fertile de la plaine indo-gangétique. Dans la partie occidentale, bordée par le Pakistan du sud-est, se trouve le désert du Thar. L’Inde méridionale se compose presque entièrement du plateau péninsulaire du Deccan, flanqué de deux massifs côtiers au relief accidenté, les Ghâts occidentaux et les Ghâts orientaux.

Le pays est traversé par de grands fleuves et rivières, tels que le très célèbre Gange, le Brahmapoutre, la Yamunâ, la Godâvarî, la Narmadâ, la Kaveri. L’Inde possède par ailleurs trois archipels : les Laquedives, au large de la côte du sud-ouest ; la chaîne volcanique des îles d’Andaman et de Nicobar au sud-est, et les Sunderbans dans le delta du Gange au Bengale occidental. Le climat en Inde est variable, il est tropical dans le sud, mais plus tempéré dans le nord de l’Himalaya et dans les régions montagneuses, qui sont sujettes à des chutes de neige continues en hiver.
Le climat de l'Inde subit les influences de l'Himalaya et du désert de Thar. L'Himalaya, ainsi que les montagnes de l'Hindu Kouch au Pakistan, sont des boucliers naturels aux vents venus d'Asie centrale, ce qui permet de préserver la chaleur dans le continent. Le désert du Thar, quant à lui, attire les vents humides de la mousson d’été qui, entre juin et septembre, est responsable de la plus grande partie des précipitations de l’Inde.

L’Inde est une fédération d’États qui ont chacun un parlement et un gouvernement. Il y a vingt-huit états, six territoires, et le territoire de la capitale New Delhi (New Delhi Capital Territory).

La superficie de l’Inde est de 3 287 590 km2. Délimitées par le Pakistan, la Chine, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, les frontières indiennes sont longues de 15 168 km.



Economie en Inde

Depuis la déclaration de son indépendance, l'Inde a réalisé d'énormes progrès économiques. En 1700, l'Inde se situait, à égalité avec la Chine, au premier rang mondial, avec 22,6 % du revenu de la planète.

Aujourd’hui, l’Inde, un géant de plus d’un milliard d’habitants, regagne petit à petit sa place dans l’économie mondiale. En 2007, le pays est au rang de 12e puissance économique mondiale avec un PIB de 1 171milliards de dollars, soit 2,15 % du PIB mondial (World Bank, , GDP 2007). L'un des objectifs principaux du gouvernement est l'ascension du développement économique, sur la même liste se trouvent la réduction de la pauvreté, le développement des infrastructures, en zone rurale notamment, et l'accès à l'éducation ainsi qu'aux soins médicaux pour l'ensemble de la population.

Le gouvernement s’efforce d’approfondir ses relations avec l’Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), de resserrer ses liens avec la Chine et d’accroître ses interactions avec les pays d’Asie centrale, les États-Unis et l’Europe. La classe moyenne indienne compte plus de 350 millions de personnes en constante évolution. Les secteurs qui tirent profit de la conjoncture sont, avant tout, les services et l’industrie manufacturière.

Dans le domaine spatial, bien qu'il ne soit pas forcément reconnu à l'échelle internationale, le pays a réussi à lancer en janvier 2007 une fusée dans le cadre de la préparation d’un vol spatial habité. La fusée indienne PSLV (Polar Satellite Launch Vehicule) a placé sur orbite quatre satellites, ce qui fut une première pour l’Inde, dont deux satellites indiens, un indonésien et un argentin.

On compte à l'heure actuelle neuf satellites géostationnaires opérationnels, ce qui prouve que le pays a mis à profit son succès technologique spatial, également pour créer la télé-éducation ainsi que des réseaux de télémédecine au service de la population. Le pays compte 3 millions de nouveaux abonnés au téléphone mobile chaque mois. Grâce à ce développement fructueux et rapide, l'Inde attire de plus en plus, et des jeunes du monde entier viennent étudier et effectuer des stages dans le pays.

L’Inde est également le premier producteur et exportateur de médicaments génériques au monde, notamment grâce à la puissance de sa capitale de l’industrie pharmaceutique Hyderâbâd. La première entreprise du secteur est Ranbaxy, avec plus de 10 000 salariés et 1,5 milliard de dollars de chiffre d’affaires. Les exportations indiennes se chiffrent à plus de 2 milliards de dollars.

D’après une étude de Jean-Joseph Boillot, ancien conseiller financier à la Mission économique de New Delhi, la croissance de l’Inde dépassera celle de la Chine à l’horizon 2010-2015. Dans son livre « L'économie indienne », il pronostique que l'Inde s'imposera comme le grand rival de la Chine vers 2020.


Culture Indienne

La culture de l'Inde est marquée par un degré de syncrétisme élevé. Beaucoup de pratiques, langues, coutumes, et monuments indiens en sont des exemples : des édifices architecturaux inspirés de l'architecture de l'Islam, tels que le Taj Mahal sont l'héritage de la dynastie moghole. La culture indienne est donc le résultat de traditions qui ont combiné des éléments hétérogènes de civilisations présentes sur le territoire à la suite d'invasions, de mouvements migratoires et de colonialisation qui ont marqué le pays à un moment ou à un autre de son histoire.


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